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Toulon, ville d’écrivains
Guide des auteurs, des œuvres et des courants littéraires toulonnais
Lorsque l’on évoque Toulon, les premières images qui viennent à l’esprit sont généralement celles de la rade, de l’arsenal, des bâtiments de la Marine nationale, du mont Faron et de la Méditerranée. Pourtant, la ville possède également une histoire littéraire riche, traversée par la poésie, le roman populaire, la littérature provençale, l’écriture ouvrière, l’expérimentation formelle et les récits de voyage. La littérature toulonnaise ne constitue pas une école parfaitement délimitée, dotée d’un manifeste et de règles communes. Elle se reconnaît plutôt à certains motifs récurrents : l’attachement à la Provence, la présence de la mer, le poids de l’arsenal, les départs vers l’ailleurs, la mémoire populaire, le rapport entre la ville et son arrière-pays, ainsi qu’une forme de méfiance envers les centres culturels dominants. Des paysages des Maures chantés par Jean Aicard aux ouvriers de l’arsenal racontés par Christian Astolfi, en passant par la poésie fantaisiste de Léon Vérane et les expérimentations de Nadine Agostini, les auteurs toulonnais ont construit une littérature diverse. Cette diversité reflète l’identité même de Toulon : une ville militaire et populaire, méditerranéenne et provençale, ouverte sur le monde mais souvent décrite depuis ses marges.